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Protection de la culture en vue de garantir son potentiel de production Respect des doses recommandées des produits Utilisation de produits non toxiques à la santé humaine

Après ce qui a été décrit sur la gestion des ravageurs, il faut retenir ici que l’option principale en agroécologie est de recourir à des biopesticides et des techniques biologiques de contrôle des ravageurs. À cet effet, les acquis sont insuffisamment documentés et il faudrait recourir aux pratiques endogènes éprouvées et aux solutions proposées par des structures spécialisées dans les produits biologiques de protection des cultures et des animaux.

Les différentes plantes insecticides / insectifuges et autres doivent être cultivées dans l’exploitation agricole pour leur disponibilité permanente. Le petit matériel de préparation des extraits aqueux, poudres, huiles (broyeur, tamis, bac de fermentation, équipements de traitement) et l’équipement de protection individuelle doivent disponibles sur le site.

Principes

§  Protection de la culture en vue de garantir son potentiel de production

§  Respect des doses recommandées des produits

§  Utilisation de produits non toxiques à la santé humaine

Mesures

1.       Utilisation rationnelle des pesticides et biopesticides

Qu’est-ce qu’un pesticide ?

Les pesticides sont des produits utilisés en agriculture pour protéger vos cultures contre les ennemis comme :

  • Les insectes qui abîment vos plantes,
  • Les mauvaises herbes qui volent l’eau et les nutriments,
  • Les champignons qui rendent les plantes malades,
  • Les rongeurs comme les rats.

Les pesticides peuvent être :

  • Insecticides : pour tuer les insectes,
  • Herbicides : pour éliminer les mauvaises herbes,
  • Fongicides : pour lutter contre les champignons,
  • Rodenticides : pour se débarrasser des rongeurs.

Comment fonctionnent-ils ?

Les pesticides agissent de 3 manières :

  1. Par contact : ils tuent les nuisibles quand ils touchent leur peau.
  2. Par ingestion : ils agissent si les nuisibles les mangent.
  3. Par inhalation : ils sont efficaces quand les nuisibles respirent le produit.

Comment bien utiliser les pesticides ?

Pour les herbicides (contre les mauvaises herbes)

  1. Herbicide total : pour enlever toute la végétation avant de semer ou planter.
  2. Herbicide sélectif : pour viser certaines mauvaises herbes spécifiques.
  • Lire et suivre le mode d’emploi.
  • Respecter les doses indiquées.
  • Appliquer le produit au bon moment et de la bonne façon.

 

Précautions importantes :

1. Équipement de protection individuelle pour les traitements phytosanitaires

  • Ne mettez jamais à la bouche les outils utilisés pour le traitement.
  • Portez des lunettes, des gants et des vêtements protecteurs (voir image de l’équipement de protection) .
  • Ne mangez pas, ne buvez pas et ne fumez pas pendant le traitement.
  • Lavez-vous bien après avoir manipulé les pesticides.
  • Ne traitez jamais si le vent souffle trop fort.
  • Protégez les enfants et les femmes enceintes : ils ne doivent pas manipuler ou être exposés aux produits.
  • Ne marchez pas dans les zones traitées juste après le traitement.

Pour une utilisation durable des pesticides

  • Utilisez des biopesticides (produits naturels et moins dangereux).
  • Mélangez différentes techniques pour lutter contre les nuisibles (pesticides + méthodes naturelles).
  • Formez-vous pour bien utiliser les pesticides importés et les biopesticides fabriqués localement.
  • Soyez conscient des dangers des pesticides chimiques pour votre santé et l’environnement.

Avantage d’une utilisation des biopesticides :

§  Préservation de la santé humaine. 

§  Sauvegarde de l’environnement.

§  Économie de ressources financières en utilisant les biopesticides à moindre coût.

§  Produits agricoles plus sains.

§  Accroissement des revenus agricoles

Avec ces conseils, vous protégez vos cultures, votre santé et celle de votre communauté.

  2.   Lutte biologique

Pour lutter contre les maladies et ravageurs des cultures, il existe beaucoup de méthodes qui peuvent être utilisées seules ou en combinaison. Mais de façon générale, on peut retenir trois mesures principales de lutte biologique :

·     Installation de cultures annuelles intercalaires tout en évitant celles incompatibles. L’on peut aussi renforcer le dispositif par la technique de « push-pull » qui consiste à choisir judicieusement des plantes attractives ou répulsives pour attirer ou éloigner les insectes ravageurs afin de protéger la culture principale ;

·    Sarclage, débroussaillage ou fauchage à réaliser manuellement ou mécaniquement sans recours aux herbicides ;

·   Traitement des plantes avec des extraits aqueux de plantes biopesticides (Hyptis, Gliricidia, …) ou/avec de solution de cuivre et/ou de bouillon de cendre aqueux.

                   

D’autres méthodes de régulation de ravageurs (par des antagonistes, des prédateurs, des parasitoïdes) ne se conçoivent qu’à l’échelle du paysage.

C’est quoi la technique « push-pull » ?

Le Push-Pull est une technique biologique de lutte intégrée des ravageurs utilisant une plante répulsive ("Push") et une plante attractive ("Pull") qui piège les ravageurs. La technique de Push-Pull tire parti de deux plantes, résistantes à la sécheresse, en association avec la culture principale : Desmodium intortum et Brachiaria ruziziensis. Le Desmodium est une légumineuse pérenne qui recouvre le sol entre les rangs de la culture principale. Il produit des composés chimiques volatiles qui repoussent ("Push") les ravageurs et attirent leurs ennemis naturels. Le Brachiaria est une graminée pérenne qui produit des composés volatiles qui attirent ("Pull") les ravageurs pour la ponte, or cette plante napporte pas les conditions suffisantes pour le bon développement des larves. De plus, le Brachiaria attire également les ennemis naturels des ravageurs. La biomasse produite par ces deux plantes peut être utilisée comme fourrage ou bien comme apport de matière organique pour le sol. Cette technique permet donc daugmenter les rendements de la culture principale, tout en améliorant le sol et en produisant du fourrage pour le bétail, à moindre coût, et en préservant lenvironnement et la santé des paysan·ne·s des effets secondaires liés aux insecticides.

1.       Lutte mécanique/cultures de protection

Dans le cas restreint, la protection anti-divagation, consiste à l’installation de bandes ou clôtures, haie vive serrée à base de Gliricidia, Azadiracta (neem) ou d’épineux autour des plantations pour la protection contre les dégâts des animaux de divagation et les maraudeurs, tant pour cultures pérennes qu’annuelles. Dans le cas de l’arboriculture, il est à envisager l’option d’installation de cage individuelle surtout en stade de jeune plant, pour lutter contre les dégâts des animaux en divagation.

2.       Précédent cultural

Dans vos champs, le choix de la culture précédente peut aider à réduire les ravageurs. Par exemple, si vous plantez du maïs après une culture de légumineuses comme le niébé ou l’arachide, ces plantes enrichissent le sol en azote et perturbent le cycle de certains ravageurs. Aussi, alterner les cultures (rotation) empêche les insectes et maladies spécifiques à une culture de s’installer durablement. Par exemple, éviter de planter deux fois de suite du coton ou du maïs dans un même champ aide à réduire les attaques de ravageurs comme les chenilles légionnaires. Une bonne planification des cultures précédentes protège vos champs et améliore vos récoltes.

3.       Association & rotation culturale 

L’association des cultures consiste à cultiver sur un sol deux ou plusieurs espèces simultanément sur tout ou partie de leurs cycles végétatifs respectifs. La rotation des cultures   est une pratique agricole qui consiste à alterner différentes types de cultures sur une même parcelle de terrain au fil des saisons ou des années. Cela aide à garder la terre fertile et à réduire les maladies des plantes. 


4.  Précédent cultural

Dans vos champs, le choix de la culture précédente peut aider à réduire les ravageurs. Par exemple, si vous plantez du maïs après une culture de légumineuses comme le niébé ou l’arachide, ces plantes enrichissent le sol en azote et perturbent le cycle de certains ravageurs. Aussi, alterner les cultures (rotation) empêche les insectes et maladies spécifiques à une culture de s’installer durablement. Par exemple, éviter de planter deux fois de suite du coton ou du maïs dans un même champ aide à réduire les attaques de ravageurs comme les chenilles légionnaires. Une bonne planification des cultures précédentes protège vos champs et améliore vos récoltes.

5.     Association & rotation culturale 

        

L’association des cultures consiste à cultiver sur un sol deux ou plusieurs espèces simultanément sur tout ou partie de leurs cycles végétatifs respectifs. La rotation des cultures   est une pratique agricole qui consiste à alterner différentes types de cultures sur une même parcelle de terrain au fil des saisons ou des années. Cela aide à garder la terre fertile et à réduire les maladies des plantes.