Après
ce qui a été décrit sur la gestion des ravageurs, il faut retenir ici que
l’option principale en agroécologie est de recourir à des biopesticides et des
techniques biologiques de contrôle des ravageurs. À cet effet, les acquis sont
insuffisamment documentés et il faudrait recourir aux pratiques endogènes
éprouvées et aux solutions proposées par des structures spécialisées dans les
produits biologiques de protection des cultures et des animaux.
Les
différentes plantes insecticides / insectifuges et autres doivent être
cultivées dans l’exploitation agricole pour leur disponibilité permanente. Le
petit matériel de préparation des extraits aqueux, poudres, huiles (broyeur,
tamis, bac de fermentation, équipements de traitement) et l’équipement de
protection individuelle doivent disponibles sur le site.
Principes
§ Protection de la culture en vue de garantir son potentiel de production
§ Respect des doses recommandées des produits
§ Utilisation de produits non toxiques à la santé humaine
Mesures
Qu’est-ce qu’un pesticide ?
Les pesticides sont des produits utilisés en
agriculture pour protéger vos cultures contre les ennemis comme :
Les pesticides peuvent être :
Comment fonctionnent-ils ?
Les pesticides agissent de 3 manières :
Comment bien utiliser les pesticides ?
Pour les herbicides (contre les mauvaises herbes)
Précautions importantes :
1. Équipement de protection individuelle pour les traitements phytosanitaires
Pour une utilisation durable des pesticides
Avantage d’une utilisation des biopesticides :
§ Préservation de la santé
humaine.
§ Sauvegarde de
l’environnement.
§ Économie de ressources
financières en utilisant les biopesticides à moindre coût.
§ Produits agricoles plus
sains.
§ Accroissement des revenus agricoles
Avec ces conseils, vous protégez vos cultures, votre santé et celle de votre
communauté.
Pour lutter contre les maladies et
ravageurs des cultures, il existe beaucoup de méthodes qui peuvent être
utilisées seules ou en combinaison. Mais de façon générale, on peut retenir
trois mesures principales de lutte biologique :
· Installation de cultures annuelles intercalaires tout en évitant celles
incompatibles. L’on peut aussi renforcer le dispositif par la technique de « push-pull »
qui consiste à choisir judicieusement des plantes attractives ou répulsives
pour attirer ou éloigner les insectes ravageurs afin de protéger la culture
principale ;
· Sarclage, débroussaillage ou fauchage à réaliser manuellement ou
mécaniquement sans recours aux herbicides ;
· Traitement des plantes avec des extraits aqueux de plantes
biopesticides (Hyptis, Gliricidia, …) ou/avec de solution de cuivre et/ou
de bouillon de cendre aqueux.
D’autres méthodes de régulation de ravageurs
(par des antagonistes, des prédateurs, des parasitoïdes) ne se conçoivent qu’à
l’échelle du paysage.
C’est quoi la technique « push-pull » ?
Le Push-Pull est une technique biologique de lutte intégrée des ravageurs utilisant une plante répulsive ("Push") et une plante attractive ("Pull") qui piège les ravageurs. La technique de Push-Pull tire parti de deux plantes, résistantes à la sécheresse, en association avec la culture principale : Desmodium intortum et Brachiaria ruziziensis. Le Desmodium est une légumineuse pérenne qui recouvre le sol entre les rangs de la culture principale. Il produit des composés chimiques volatiles qui repoussent ("Push") les ravageurs et attirent leurs ennemis naturels. Le Brachiaria est une graminée pérenne qui produit des composés volatiles qui attirent ("Pull") les ravageurs pour la ponte, or cette plante n’apporte pas les conditions suffisantes pour le bon développement des larves. De plus, le Brachiaria attire également les ennemis naturels des ravageurs. La biomasse produite par ces deux plantes peut être utilisée comme fourrage ou bien comme apport de matière organique pour le sol. Cette technique permet donc d’augmenter les rendements de la culture principale, tout en améliorant le sol et en produisant du fourrage pour le bétail, à moindre coût, et en préservant l’environnement et la santé des paysan·ne·s des effets secondaires liés aux insecticides.
1.
Lutte
mécanique/cultures de protection
Dans le cas restreint, la protection
anti-divagation, consiste à l’installation de bandes ou clôtures, haie vive
serrée à base de Gliricidia, Azadiracta
(neem) ou d’épineux autour des plantations pour la protection contre les dégâts
des animaux de divagation et les maraudeurs, tant pour cultures pérennes
qu’annuelles. Dans le cas de l’arboriculture, il est à envisager l’option
d’installation de cage individuelle surtout en stade de jeune plant, pour
lutter contre les dégâts des animaux en divagation.
2.
Précédent cultural
Dans vos champs, le choix de la culture
précédente peut aider à réduire les ravageurs. Par exemple, si vous plantez du
maïs après une culture de légumineuses comme le niébé ou l’arachide, ces
plantes enrichissent le sol en azote et perturbent le cycle de certains
ravageurs. Aussi, alterner les cultures (rotation) empêche les insectes et
maladies spécifiques à une culture de s’installer durablement. Par exemple,
éviter de planter deux fois de suite du coton ou du maïs dans un même champ
aide à réduire les attaques de ravageurs comme les chenilles légionnaires. Une
bonne planification des cultures précédentes protège vos champs et améliore vos
récoltes.
3. Association & rotation culturale
L’association des cultures consiste à cultiver sur un sol deux ou plusieurs espèces simultanément sur tout ou partie de leurs cycles végétatifs respectifs. La rotation des cultures est une pratique agricole qui consiste à alterner différentes types de cultures sur une même parcelle de terrain au fil des saisons ou des années. Cela aide à garder la terre fertile et à réduire les maladies des plantes.
4. Précédent cultural
Dans vos champs, le choix de la culture précédente peut
aider à réduire les ravageurs. Par exemple, si vous plantez du maïs après une
culture de légumineuses comme le niébé ou l’arachide, ces plantes enrichissent
le sol en azote et perturbent le cycle de certains ravageurs. Aussi, alterner
les cultures (rotation) empêche les insectes et maladies spécifiques à une
culture de s’installer durablement. Par exemple, éviter de planter deux fois de
suite du coton ou du maïs dans un même champ aide à réduire les attaques de
ravageurs comme les chenilles légionnaires. Une bonne planification des
cultures précédentes protège vos champs et améliore vos récoltes.
5. Association & rotation culturale
L’association des cultures consiste à cultiver sur un sol deux ou plusieurs espèces simultanément sur tout ou partie de leurs cycles végétatifs respectifs. La rotation des cultures est une pratique agricole qui consiste à alterner différentes types de cultures sur une même parcelle de terrain au fil des saisons ou des années. Cela aide à garder la terre fertile et à réduire les maladies des plantes.